Fabrication
23 mai 2007 at 2:27 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a CommentLe châssis en bois
Vue des modules verticaux
1- Choix du bois
Il est important de trouver du bois sec de menuiserie. Pour le chassis, nous avons choisi du pin Douglass. Pour les parecloses, qui sont très exposées aux intempéries, le Douglass convient également mais on peut aussi utiliser du mélèze ou du châtaignier.
2- Dimensions
Epaisseur des pièces de structure : rabotées et dégauchies à 25mm
Nomenclature des pièces (dimensions en mm)
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Désignation |
Largeur |
Observations |
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Membrure verticale |
170 |
Porteur vertical |
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Lisse basse horizontale |
170 |
Sur toute la largeur du châssis |
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Lisse haute horizontale |
170 |
Sur toute la largeur du châssis |
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Traverses horizontales |
75 |
A placer pour fixer le capteur sur un mur existant |
Epaisseur des parecloses : rabotées et dégauchies à 15mm
Nomenclature des pièces (dimensions en mm)
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Désignation |
Largeur |
Observations |
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Parecloses latérales et médianes |
55 |
Commencent sous la pareclose horizontale haute Descendent jusqu’en bas du capteur |
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Pareclose horizontale haute |
55 |
Fait toute la largeur du capteur |
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Parecloses horizontales basses et transversales |
55 |
Profil spécial permettant l’évacuation des infiltrations éventuelles |
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Pareclose latérale d’encadrement |
varie |
A placer si le capteur jouxte une ouverture |
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Pareclose haute |
varie |
A placer pour ajuster la hauteur d’un capteur à insérer dans un mur existant |
3- Plans de détails de construction
3- Photos de détails de construction
Détails du collecteur et des piquages
Le solaire ça marche !
23 mai 2007 at 2:25 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a CommentLe solaire ça marche depuis très longtemps !
Depuis l’invention des jeux olympiques, en 776 avant notre ère, la flamme est toujours allumée par les Dieux : c’est avec une parabole solaire que la flamme est allumée (à signaler que c’est toujours le cas aujourd’hui).
Archimède, environ 250 ans avant notre ère, mit au point des miroirs pour concentrer l’énergie solaire et incendier la flotte romaine qui assiégeait Syracuse.
Héron d’Alexandrie, environ 100 ans avant notre ère, construisit une machine solaire permettant le pompage de l’eau.
Saussure, physicien suisse, inventa au 18ème siècle des capteurs solaires à des fins scientifiques.
Vers la même époque, Lavoisier, chimiste et physicien français, fabriqua un four soIaire pour fondre du platine : ce four chauffait déjà à 1 755° C.
En 1839, Edmond Becquerel, physicien français qui donna son nom à la mesure de la radioactivité, découvre l’effet photovoltaïque qui se développera par la suite surtout dans le domaine de l’espace.
En 1878, Auguste Mouchot créa une machine à vapeur fonctionnant grâce à un miroir parabolique qui lui permit d’actionner une presse d’imprimerie.
En 1900, plus de l600 chauffe-eau fonctionnaient en Californie du Sud.
Au Mexique, de nombreuses maisons “bioclimatiques” utilisant l’énergie solaire fonctionnent depuis le début du siècle.
En 1912, le Nord-américain Schumann a construit en Egypte une station de pompage solaire de l’eau.
En 1953, un four solaire de 75 kW est installé au Mont-Louis dans les Pyrénées. Son successeur, bâti en 1970, permet d’atteindre des températures de 3500 C.
(article tiré du Net, origine inconnue)
Critères de choix des matériaux
7 mai 2007 at 1:07 | In 2- Techniques de construction | Leave a CommentChoix des matériaux de construction
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Systèmes incluant le respect de la Création et des générations futures |
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1- Fondations
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- dés de fondation sous vérins acier galvanisé diamètre 16mm éventuellement semelle filante en béton armé largeur: 30cm hors-gel : profondeur sous niveau du terrain après réalisation : 60cm |
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2- Dalle de rez-de-chaussée |
- dalle béton ou de mortier de chaux carrelée ép 6cm en sur un hérisson de pierres rangées d’épaisseur mini 40cm - film d’étanchéité → permet de disposer d’une grande masse thermique (inertie) pour stocker les apports solaires → la masse thermique nécessite une isolation périphérique (fer de bêche de 50 cm de haut) par du liège ép100mm |
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3- Murs - ossature
- bardage extérieur
- parement intérieur
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- bois de coffrage ou pin Douglas tout venant (différentes largeurs) - bois de coffrage calibré à 200 mm de large - châtaignier
- volige 17mm brute ou rabotée ou à rainure languette - Red Cedar - bois réticulé - panneau de Triply → bois de pays pour éviter les coûts énergétiques du transport → traité au sel de bore, traitement préventif appliqué par trempage
- lambris usiné à partir de volige - lambris 10mm en pin du Nord ou des Landes - placoplâtre BA13mm - panneau de Triply |
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4- Mur chauffants
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- maçonnerie lourde avec mortier de chaux aérienne, parcourue par un faisceau de tubes de cuivre verticaux piqués sur des collecteurs bas et hauts et reliés aux capteurs solaires et au générateur d’appoint. - sable sec entre panneaux de placo BA15 - briques de terre cuite - terre crue stabilisée (pisé) |
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5- Charpente |
- ossature de planches pin Douglas ou châtaignier
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6 -Film pare pluie murs extérieur et sous toiture |
- papier renforcé ciré - film géotextile bituminé |
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7- Couverture
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- tuiles canal sur liteaux et film sous couverture - ou mieux : tuiles type GPS plein sud → évite de maçonner les rives et les faîtages - larges débords de toit avec gouttières zinc
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8- Planchers de l’étage |
plancher béton sur voutins de terre cuite ou plancher sur solives de pin douglas : - sous-face en plaques de plâtre BA13 ou lambris - sol : parquet de pin 22mm ou dalle de béton de chanvre carrelé → plancher à solives : rempli d’isolation en vrac pour améliorer l’isolation acoustique et thermique |
9- Isolation - des murs extérieurs
des toitures
des conduits de fumée
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- copeaux de bois - ouate de cellulose insufflée ép175mm - ou panneaux de laine de lin ou de chanvre ép 100mm + 50mm croisés - ou panneaux de liège ép 100mm + 40mm ● pare vapeur mêmes isolants mais en 2 couches 100mm croisées, séparées par un vide d’air 20mm, ● pare vapeur : film réfléchissant → – matériaux renouvelables, - pas de produits chimiques toxiques, ni de micro-fibres dans l’air intérieur de la maison -plâtre et vermiculite |
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10- Cloisons intérieures |
- plaques de plâtre double alvéolées - plaques de plâtre ou lambris sur ossature bois 50mm avec remplissage liège pour isolation acoustique |
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11- Menuiseries extérieures :
intérieures :
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- bois massif exotique certifié FSC, ou mieux pin massif France ouvrants 46mm – double vitrage 20mm (4 – 12 – 4) ou 24mm - volets bois massif
portes planes ou mieux à panneaux en sapin massif |
12- Plomberie |
- canalisations cuivre → matériau très facilement recyclable, non issu du pétrole |
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13- Chauffage du bâtiment :
de l’eau chaude sanitaire :
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● apports solaires passifs : - par de larges ouvertures au sud, - stockés dans la masse thermique, - ouvertures équipées d’occultations isolantes : volets de bois massif avec feuillures ● apports solaires par capteurs pleins sud : - stockés dans les murs chauffants - circulation par thermo-syphon sans régulation électronique ni circulateur - restitution par rayonnement des murs chauffants ● chauffage d’appoint : - à bois par chaudière, cuisinière à pot bouilleur insert à eau chaude ou poëles - à défaut : pompe à chaleur ou chaudière à gaz
- ballon massal 300litres à échangeur sur le circuit de chauffage - mélangeur thermostaté en sortie du ballon → éviter l’eau très chaude dans les tuyaux |
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14- Revêtements de sol |
- carrelages - plancher bois massif de pays ép 25mm - parquet ép 22mm → matériau renouvelable, pas de colles chimiques toxiques
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15-Electricité |
- circuits encastrés, en pieuvre uniquement (éviter les circuits à proximité des têtes de lits) - boîtiers d’appareillage type à “placo”, mais bien étanchéifiés avec du mastic acrylique pour empêcher les poussières de l’isolant d’entrer. → diminuer les champs électromagnétiques → utiliser des dispositifs limiteurs de champs → prévenir le passage des rongeurs dans le bâtiment (aucun espace supérieur à 5mm) ● éventuellement : – production d’électricité par panneaux de cellules photovoltaïques insérés en toiture (angle 30°) et connectés à EDF → production directe par l’énergie solaire, double compteurs achat et vente à EDF - ou installation en 12V, avec équipement pour camping car. |
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16- Peintures |
- peintures à l’eau - ou mieux, peintures traditionnelles à base d’huile de lin et pigments → matériaux renouvelables, pas de solvants chimiques toxiques |
Pourquoi la phyto épuration ?
4 mai 2007 at 2:00 | In 8- Phyto épuration | Leave a Comment
Avantages :
1- Evite l’utilisation d’une fosse septique, avec toutes ces contraintes d’entretien et de vidange.
2- Evite les systèmes d’épandage
3- Récupère une partie des eaux usées.
4- Ne génère pas d’odeurs. L’eau de la mare est de qualité de baignade. Les animaux et les oiseaux viennent y boire.
5- Créer un micro climat associé au milieu humide. Attire les grenouilles qui vont efficacement éliminer les moustiques.
6- Créée un cadre décoratif dans le jardin.
7- Permet la culture de prêle et d’ortie (sur les berges des bassins plantés de phragmites) en vue de la fabrication de purins pour le maraîchage bio.
8- Permet de récupérer les phragmites pour un paillage du sol en maraîchage bio, ou pour le compost.
9- Permet de récupérer le compost du bac de répartition pour le verger bio.
10- En auto construction coûte moins cher qu’une installation avec fosse septique.
La phyto épuration de notre maison
4 mai 2007 at 1:45 | In 8- Phyto épuration | Leave a Comment1- Description de nos équipements
1.1- Notre maison comporte un wc doublement équipé :
-d’une cuvette conventionnelle à chasse d’eau,
- d’une toilette à compost en sec.
1.2- A l’écart de la maison : un futur gite uniquement équipé d’une toilette à compost en sec.
1.3- Dans le jardin : une toilette en sec dans une cabane en bois.
2- Compostage des matières
La cabane de jardin est placée sur une fosse à compost à deux comportements (sans cloison de séparation). Quand un compartiment est rempli, la cabane est déplacée sur l’autre compartiment. Nous sommes deux occupants réguliers et il faut un an environ pour remplir chaque compartiment. Au bout d’un an la partie de la fosse compostée est vidée et le compost obtenu est utilisé aux pieds des arbres fruitiers du verger.
Les toilettes en sec de la maison et du gîte sont vidées dans la fosse de la cabane.
Les visiteurs (personnes âgées, invités non sensibles à nos choix), peuvent utiliser les toilettes conventionnelles.
Quand à nous, nous les utilisons en cas de maladie.
3- Description de notre installation
D’après la nouvelle loi sur l’eau, les eaux vannes (venant des toilettes de la maison) devront nécessairement passer par une fosse septique toutes eaux.
Depuis 2000 nous expérimentons un système de phyto épuration par lits filtrants plantés de roseaux (phragmites).
L’installation est constituée :
3.1- d’un premier bac de filtration aérobique (ou filtration « horizontale »)
Un bac de 5m2 et de 25cm de profondeur, avec un fond plat à très faible pente (1cm par mètre). Ce bassin est rempli de sable de rivière et planté de phragmites.
Les eaux vannes arrivent dans une cuve de répartition occupant toute la longueur du coté supérieur du bassin. Elle comporte deux compartiments (mais sans cloison). Un système manuel d’inversion permet de faire arriver les effluents dans l’un ou l’autre compartiment. Le fond légèrement incliné de la cuve de répartition communique avec le fond du bac de filtration, sur toute la longueur de son coté le plus haut. L’eau chargée des matières solubles traverse horizontalement le sable du bassin jusqu’à un drain placé le long du coté opposé. Ce drain est relié à l’entrée du puisard du bassin anaérobique.
Pour le moment, le système d’inversion du répartiteur n’a pas été utilisé. Il est prévu de le faire quand la quantité de matières solides atteindra le dessous du tube répartiteur. A ce moment là les eaux seront envoyées dans l’autre section du répartiteur, pendant que les matières solides se composteront dans la cuve. Pour améliorer ce compostage, deux tubes très perforés de 50mm de diamètre, avec prise d’air filtrée à l’extérieur de la cuve, traversent la masse en compostage dans toute sa longueur. Pour augmenter la circulation d’air, le tirage naturel de l’air est augmenté par la présence de deux ventilations hautes aux deux extrémités de la canalisation d’égout. La circulation de l’air se fait par différence de pression entre les deux ventilations.
Quand un compartiment est composté, une trappe latérale sur la cuve de répartition permet de récupérer le compost en vue d’un épandage au verger. Le répartiteur permet de renvoyer à nouveau les eaux vannes dans ce compartiment, et ce cycle se répète indéfiniment.
Ce dispositif permet d’éviter l’épandage, en surface du bac de filtration horizontale, des matières fécales en provenance des toilettes conventionnelles (problèmes d’odeur et d’esthétique).
3.2- d’un deuxième bac filtration anaérobique
Un bac planté de phragmites de 16m2 et de 80cm de profondeur, comportant un puisard central de 2m3 dans lequel se déversent directement les eaux vannes. Ce bac fonctionne en (ou filtration « verticale »), le niveau de l’eau arrivant à 5cm en dessous des dalles couvrant le puisard. Les eaux traversent les parois perforées du puisard pour être filtrées dans le sable qui l’entoure par les phragmites.
3.3- d’un bassin de finition
Dans la masse de sable du deuxième bac, deux drains de 100mm récupèrent les eaux filtrées et les épandent dans la masse de sable du fond de ce deuxième bassin de finition de 16m2 et de 80cm de profondeur, placé dans le prolongement du premier.
Ce bassin comporte une mare centrale plantée de plantes aquatiques : élodée, myriophyllum, nénuphars. Les berges sont plantées de prêle, de joncs et de papyrus.
Naturellement, cette mare a été colonisée par les grenouilles.(voir ausi…)
4- Fonctionnement de la phyto épuration
Pendant les mois d’hiver, de novembre à avril environ (selon la pluviométrie et la chaleur), le trop-plein du bassin est collecté par une canalisation de 40mm vers le verger. Un tuyau d’arrosage permet de répartir l’eau au pied de chaque arbre pour augmenter la réserve hydrique du sol autour des arbres.
Le reste du temps, l’évaporation du bassin et l’évapo-transpiration des phragmites est supérieure à notre consommation d’eau. Par moment nous sommes obligés de rajouter de l’eau pour maintenir le niveau au dessus du seuil critique pour les plantes aquatiques et surtout les poissons rouges.
Un dispositif à flotteur permet une mise à niveau automatique. En période de très forte chaleur et de vent, l’évaporation peut atteindre 4mm par jour, soit près de 130 litres d’eau, alors que notre consommation moyenne journalière est d’environ 50 litres.
5- Détails pratiques
Le sable, les galets des berges, les phragmites et la plupart des plantes aquatiques proviennent du lit du Vidourle, rivière qui traverse notre village.
6- Inconvénients :
1- N’élimine pas les germes pathogènes fécaux avant un an (pas plus que les autres systèmes d’épuration des eaux vannes).
2- Nécessite un entretien des bassins plantés de phragmites (fauchage).
3- Nécessite un entretien du bassin de lagunage (contrôle du développement des plantes aquatiques, curage des boues).
4- Demande un complément d’eau en période chaude (région méditerranéenne) si l’installation est surdimensionnée par rapport au nombre d’occupants, ou si les occupants utilisent des toilettes en sec.
5- Nécessite un terrain avec un léger dénivelé entre chaque bassin.
6- Pour prévenir les risques de noyade de jeunes enfants, entourer le bassin d’une clôture.
Nouvelle loi sur l’eau
4 mai 2007 at 1:03 | In 8- Phyto épuration | Leave a CommentPhyto-Épuration –
Compte-rendu d’une réunion sur l’assainissement individuel Communauté de commune du Haut Vidourle (30)
Réunion du 19/10/06
Président : M. le Maire de Monoblet (30)
1- la visite de conformité (toutes les installations seront évaluées d’ici 16 mois par SDEI)
Critères d’évaluation de l’installation individuelle lors de la visite de contrôle de conformité
- existence des ventilations avant et après la fosse
- vérification des écoulements
- vérification des nuisances (odeurs)
- évaluation de la nature du sol (perméabilité, nappe phréatique, sources, bassins,..)
- sensibilité du milieu réceptif
- vérification du système d’épandage (pas de liquide en fin d’épandage)
- vérification de la fosse (hauteur des boues maxi 1/3, toléré 1/2)
- distance par rapport au voisinage, nuisances pour les voisins
- occupation de la maison (permanente, temporaire)
- nombre de pièces et nombre d’habitants
2- les avis :
3 niveaux d’avis suite à la visite :
- favorable
- favorable avec réserve
- non conforme (obligation de mise en conformité, mais délais non précisés)
Pour les fosses septiques :
- obligation de vidange, par entreprise privée agrée (se grouper pour diminuer le coût)
- obligation de fournir la facture à la prochaine visite de contrôle
- obligation de conformité au moment de la vente (le rapport de non-conformité peut déprécier la valeur de revente)
- obligation de recevoir le contrôleur et d’être présent lors de la visite (possibilité de repousser le rdv)
Les systèmes de phyto-épuration et compost sec ne sont pas homologués. Mais si le technicien rencontre une telle installation qui marche bien, il peut donner un avis favorable avec réserve.
3- Le coût de fonctionnement du service des eaux (service de la communauté de commune)
15 communes 1350 installation recensées
- un salaire technicien (Mathieu Foin ?) qui effectue les visites sur place (salaire technicien bac+2 gestion et maîtrise de l’eau 1 600€ /mois ou bac pro : SMIC + 10%)
- un véhicule
- un poste informatique cartographie, réseau (logiciel relié au cadastre 10 000€)
- matériel (canne mesure des boues 200€, appareil à laser 3 000€)
4- La durée d’une visite
- conformité 3/4h à 1 1/2h (4 visite par 1/2 journée), rédaction avis : 1h
- visite contrôle annuelle : 1/4h
5- Le coût pour chaque installation d’épuration individuelle
La visite de conformité est gratuite pourles installations existantes (vérifier pour votre commune. En Charente par exemple : 100€)
Pour notre communauté de communes, chaque foyer équipé : 25€ /an
Pour les nouveaux permis de construire : service sous-traité à SDEI (groupe Suez) comprenant les visites avant, pendant et après : coût 130€ (En Charente par exemple : 200€)
Facturation des redevances annuelles par le Trésor Public.
6- Comparaison entre assainissement individuel / collectif
Pour l’assainissement collectif : redevance 55€ + 0,50€ /m3.
Total collectif : env. 105€ /an
Pour l’assainissement dividuel :
- vidange fosse 3 m3, accès à un gros camion déplacement mini( exemple : vidanges Lauriol Alès : vidange curage, contrôle 160€, déplacement 125€ Total env 285 ; vidange Belvezi Ganges : 296€) tous les 4 ans, soit env. 75€
- contrôle 25€ /an
- amortissement 2500€ /25 ans =100€
Total individuel : env. 200€ /an,
L’assainissement individuel coute environ le double de l’assainissement collectif.
7- Installation d’une fosse septique
Si, pour des pour des raisons légales, vous devez installer une fosse toutes eaux en amont de la phyto-épuration, prévoir une chasse automatique d’épandage à flotteur. La chasse libère une quantité d’eau suffisante pour répartir l’effluent ( ce qui sort d’une fosse septique) sur toute la surface du premier plateau filtrant aérobie (charge de 50 litres, débit 2 l/seconde).
8- La nouvelle loi sur l’eau (2007)
Objectif : préserver la qualité de l’environnement
Nouvelle loi : 2éme lecture en novembre 2006, mais les arrêtés qui paraîtront en2007 déjà connus : obligation de résultats, donc contrôle par analyse de l’eau (5 tests pour une micro station : matières en suspension MES, demande biologique en oxygène DBO5, demande chimique en oxygène, matières azotées, bactériologie)
Si les utilisateurs d’une phyo épuration devaient réaliser le test bactério pour mesurer la qualité de leur eau, le coût sera au minimum de 150€ .
Il faut avoir que l’agriculture est le principal pollueur de l’eau (75% de la pollution des eaux).
L’assainissement individuel vient loin derrière (principal effluent : matières bio-dégradables, pollution diffuse, non concentrée)
Le nombre de personnes dépendant d’une installation individuelle en France est de 1,3 million.
Erreurs à éviter
4 mai 2007 at 12:55 | In 8- Phyto épuration | Leave a Comment
1- Liner : malgré les conseils qu’on peut lire, entendre ou trouver ça et là, éviter d’utiliser des films d’étanchéité (liner) en caoutchouc ou encore moins en PVC pour les filtres plantés. Dans notre installation, à cause de leur très forte densité, les phragmites ont perforé le liner en caoutchouc en moins de deux ans. Nous avons du dégager le sable sur toute la périphérie du bassin de filtration anaérobique, pour colmater les fuites avec des rustines à camion (environ 25 rustines !). Et encore le résultat est incertain.
Pour éviter ce risque, nous avons réalisé le fond du premier bassin de filtration verticale en béton armé d’un treillis métallique (5cm d’épaisseur avec un enduit étanche en deux couches, remontant sur les parois en bloc de béton de 12cm d’épaisseur).
2- Feutre de protection du liner : il semble qu’il faille utiliser un film géotextile très résistant à l’intérieur du bassin, mais nous n’avons pas testé la longévité de cette solution.
3- Sable : surtout ne pa utiliser du sable concassé calcaire. A défaut de trouver sur le marché du sable de rivière (très difficile à trouver, ou prix de transport très élevé) aller en chercher dans une rivière.
4- Dissocier les bassins : constuire le bassin filtrant vertical indépendant du bassin de lagunage final. Si il y a des fuites dans l’un, l’autre ne se videra pas en même temps.
5- Jonction d’un tuyau sur le liner : sur le bassin de lagunage (mare), éviter les fuites sur la jonction liner/canalisation sortie des eaux vers le verger en utilisant une bonde d’évier avec son joint d’étanchéité sur le liner du bassin, de façon à se raccorder sur une canalisation diamètre 40mm.
6- Les joncs à quenouille ou petits joncs de rivière sont à proscrire dans la mare de traitement final (en 2½ ans ils ont envahi le tiers des 16m² de la mare de lagunage). Ensuite c’est très difficile à s’en débarrasser.
7- Poissons rouges : un jour tous les poissons rouges ont disparus, mangés par un héron. Après avoir placé un faux héron à proximité du bassin, nous avons pu voir quelques jours plus tard le coupable, revenu sur les lieux du “crime” effectuer un vol circulaire et repartir dans la direction d’où il venait. Il avait repéré que la place était déjà prise par un congénère. Il est conseillé de déplacer régulièrement le faux héron de place.
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