Maison solaire à ossature de planches

8 juin 2007 at 2:23 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

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Oratoire de la chambre haute
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Oratoire plafond vouté
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Vue du plafond en voutins de plâtrevoutins.jpg

 

Vue du bardage extérieur (sous la toiture)img_0275.jpg

 

 

Pourquoi le bois de coffrage ?

Le bois est produit par la photo synthèse. Il stocke le gaz carbonique (CO², dioxyde de carbone) de l’atmosphère, principal responsable de l’effet de serre. Utiliser le bois dans la construction est un puissant moyen d’agir sur l’effet de serre.

Il est produit localement, la France possède le première forêt d’Europe. Son coût énergétique est 3 fois moindre que les matériaux de construction conventionnels. L’énergie consommée pour la construction d’une maison est donc minimum quand on utilise du bois ou d’autres produits végétaux bruts.

Il peut facilement être usiné localement, avec des moyen industriels peu couteux. Dans notre cas, le bois provient d’une petite scierie locale et est séché dans un hangar à proximité de l’atelier. Grâce à la faible épaisseur du bois de coffrage (27mm) il est sec en 2 ou 3 mois. Ensuite il est scié en largeur et raboté avec des machines à bois alimentée en électricité produite par des capteurs solaires photo-voltaïque placés sur le toit de l’atelier.

Les copeaux, sous produit de l’usinage du bois, sont récupérés pour l’isolation.

Le risque d’incendie est un des facteurs psychologique qui fait obstacle au choix des maisons à ossature bois. Pourtant au Canada la plupart des maisons sont construites en bois. En France des assureurs (Maif) pratiquent les mêmes tarifs que pour une maison “en dur”.

Incendie et l’auto construction

Les risques d’incendie sont inhérents à tous les bâtiments. Les normes n’empêchent pas l’incendie, mais retardent sa propagation pour donner aux habitants le temps d’évacuer le bâtiment.

 

Dans une logique économique et de respect de la Création, le procédé de construction proposé dans ce document est à l’usage du seul autoconstructeur, car l’épaisseur des pièces en planches de 25mm est inférieure à la norme de construction (35mm) imposée aux ossatures bois et aux charpentes. Cette norme est exigée pour des raisons de sécurité en cas d’incendie (délais d’effondrement). Dans ce procédé, le remplissage de toute l’épaisseur de l’ossature par un isolant compact crée un obstacle très important à la propagation des flammes. Il est évident qu’une telle ossature prendra beaucoup plus de temps à s’effondrer qu’une charpente d’un bâtiment en “dur” avec fermettes de 40mm d’épaisseur qui s’effondre en 15 à 20mn maximum. Les solives et pannes constituées de planches jumelées rentrent dans la catégorie des charpentes en bois massif (épaisseur >35mm).

L’utilisation des copeaux remplace les isolants de synthèse qui produisent par leur combustion des fumées très toxiques. Ce sont ces fumées qui obligent à évacuer un bâtiment bien avant qu’il ne menace de s’effondrer.

 

Les calculs de résistance des matériaux montre que l’épaisseur de 25mm est compensée par les largeurs des pièces (poteaux de 150mm) et les pièces de raidissement des poteaux. Les sections sont capables de supporter les charges permanentes dues au poids propre de la construction, les charges d’exploitation dues à l’usage du bâtiment et les charges variables dues aux effets combinés du vent et de la neige.

 

Nous avons fait le choix de remettre en cause les normes, les habitudes ou les légendes qui circulent, pour en vérifier le bien fondé.

Ainsi, pour rester dans la logique économique et de respect de la Création, l’auto constructeur peut utiliser du copeau de rabotage des planches traité ou non au sel de bore pour remplir l’ossature. Des expériences calorimétriques effectuées par les auteurs montrent que ce matériau gratuit a des performances d’isolation inférieure de 15% seulement à celles du liège ou du polystyrène. (voir document “matériaux de construction pour le respect de la Création “)

Construction modulaire

Module : unité de mesure de référence qui permet de positionner toutes les pièces porteuses (membrures, solives et pannes) les unes par rapport aux autres.

Dans le système constructif présenté, le module est de 1 mètre, soit une membrure (pièce verticale porteuse faisant office de poteau) tout les mètres.

L’épaisseur standard des pièces est de 25mm (planches de coffrage de 27mm rabotées)

Les longueurs de toutes les pièces horizontales sont donc de 2025, 3025, 4025 ou 5025mm selon le nombre de modules choisi. Il est possible de concevoir des panneaux hors module, mais les répercussions posent beaucoup de problèmes.

Par contre, il n’y a pas de contrainte de dimensionnement pour les hauteurs.

La largeur standard des membrures est de 150mm, soit une épaisseur d’isolation du panneau de 175mm, ce qui constitue une isolation de très haute qualité.

 

La pente de toit de préférentielle est de 22.5°. Elle correspond à un des angles de calage préréglés sur une scie radiale à onglet (45°/2), soit une pente de 41cm par mètre. Pour une toiture recevant des panneaux solaires photovoltaïques dans le midi de la France cette pente sera de 30° (57.7cm/m)

 

Remarque 1 : il est possible d’utiliser des planches non rabotées. La résistance du bâtiment en est améliorée, mais la construction est plus délicate, car les mesures sont moins précises. Les erreurs de positionnement des membrures entraînent des risques d’impossibilité de faire rentrer les chevrons ou les panneaux de toiture entre les solives.

Par contre il est vraiment avantageux de calibrer précisément les pièces en largeur à la raboteuse, pour avoir des largeurs précises à +ou- 0.25mm près.

Remarque 2 : il est possible d’utiliser un module de 600mm (avec entr’axe solives à 1.20m) afin d’optimiser l’usage desplaques de triply, de placo ou film pare pluie (largeur 1.20m). Mais les section des solives et des pannes doivent être recalculer, car leur charges sont augmentées.

 

Prix du bois (ttc, sur place en scierie, à titre indicatif 2006)

Prix au m3

Prix au m2

- bois de coffrage tout venant (différentes largeurs) – épaisseur 27mm

177€/m3

4.77€/m2

- bois de coffrage calibré à 200 mm de large

202€/m3

5.45€/m2

- bois de charpente pin Douglas

270€/m3

7.30€/m2

- volige différentes largeurs – épaisseur 18 mm

188€/m3

3.38€/m2

Parmi toutes les informations qui circulent dans la presse, sur internet ou par le bouche à oreille, il est souvent très difficile de savoir si une solution proposée est réellement valable et fiable.

Pour valider ces informations :

- rencontrer trois personnes qui les ont réalisées ou mis en œuvre. On dispose ainsi d’un “trépied” qui est assurance de fiabilité.

- disposer d’une étude qui détaille précisément les avantages et surtout les inconvénients

- disposer d’une liste des erreurs qui ont été commises et des propositions pour y remédier.

Document de travail en cours de rédaction. Merci de nous faire parvenir tes remarques, critiques ou témoignages.

 

Murs

8 juin 2007 at 2:22 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

 

Construction des panneaux de murs

fig. 1 – panneau de mur standard

(coupe verticale)

mur-coupe-horizontal-1-15.pdf

 

1 –panneau standard

C’est un panneau qui repose sur le sol sur lequel on peut superposer un mur de pignon de toiture en trapèze (toit à une pente) ou en triangle (toit à 2 pentes)

Il comporte des membrures de même longueur, égale à la hauteur sous plafond. Pour éviter leur flambement (déformation d’un poteau qui se cintre ou prend du ventre sous l’effet de la charge), les membrures sont reliées par des traverses verticales de 75mm de largeur, sur toute la longueur du panneau. Ces traverses sont espacées de 641mm (voir annexe 4) pour permettre une bonne fixation du parement intérieur (lambris, triply ou placo).

Des raidisseurs de 75mm de largeur par 575mm de long sont solidement vissées sur la face intérieure des membrures, en forme de Té, dans leur axe, verticalement entre chaque traverse. Les raidisseurs latéraux du panneau sont réduits à 50mm de largeur. Ces raidisseurs permettent d’augmenter la résistance au flambement des membrures et surtout d’assurer une bonne liaison de la lisse de linteau qui porte le poids du plancher.

Dans le cas d’un parement intérieur en triply ou placo, dont les largeurs ne correspondent pas au module de 1m, on fixera des pièces de jonction verticales, de 50mm de large et 575mm de long, à cheval sur le joint, coté intérieur du mur.

fig. 2 – panneau de mur standard

(coupe horizontale)

mur-coupe-verticale-1-10.pdf


 

La lisse basse est constituée d’une pièce horizontale de même largeur que les membrures s’il n’y a pas de niveau en dessous. Elle reçoit les tiges filetées diamètre 16mm (vérins) qui sont ancrés dans des dés de fondation (mortier + pierres). Elle comporte également une pièce verticale de même largeur que les membrures, fixée en cornière sur la lisse horizontale. Elle assure une liaison forte des membrures et des contreventements sur la lisse basse horizontale.

La lisse haute horizontale est composée de deux pièces horizontales espacées de 50mm. Cet espace permet le remplissage de l’isolant après la pose du parement intérieur, par le niveau supérieur, ainsi que le passage des gaines électriques et canalisations d’un niveau à l’autre. La lisse haute extérieure mesure 50mm de largeur, la lisse haute de corniche intérieure 100mm. Celle-ci déborde de 25mm vers l’intérieur du panneau de façon à servir d’appui aux solives (poutres porteuses des planchers) du plancher.

La lisse haute comporte une lisse verticale en linteau (poutre supérieure d’une porte ou d’une fenêtre).placée sous cette lisse, d’une largeur de 200mm.

Si ont doit supprimer une ou plusieurs membrures pour les portes ou fenêtres, on doublera intérieurement (coté membrures) cette pièce de linteau, de façon à renforcer sa résistance en flexion.

Pour assurer le contreventement (résistance à la déformation du panneau sous la poussée latérale du vent) du panneau on place en biais entre chaque membrure, une pièce de 100mm de largeur qui va de la lisse basse à la lisse haute. Cette pièce est fixée très solidement sur la lisse basse verticale et sur la lisse de linteau.

 

Remarque 1 : la lisse basse horizontale, qui reçoit les vérins, ne doit pas être pas en contact avec les dés de fondations ou avec le sol. Sa face inférieure doit être protégée des remontées d’humidité par du liège en plaque de 20mm d’épaisseur, fixé par des vis 3,5×35 munies de rondelles.

Remarque 2 : après le scellement du panneau sur les dés de fondation, la lisse basse sera recoupée entre les membrures sous les portes pour pouvoir couler la dalle jusqu’en dessous du seuil de porte.

 

Remarque 3 : si le pignon a une hauteur inférieure à 5.0m, on peut le réaliser en un seul panneau (voir panneaux de pignon), plutôt qu’en deux panneaux (standard + pignon) superposés. Se reporter à panneau de pignon.

2 –panneau de façade
C’est un panneau qui va du sol jusqu’au dessous d’un toit en débord d’égout (bas de pente du toit qui reçoit une gouttière). Il se trouve toujours perpendiculaire aux murs de pignon.

Les membrures ont une longueur égale à la hauteur sous plafond + hauteur de plancher + hauteur de blochet (hauteur du mur dans le grenier ou niveau supérieur, entre le plancher et le dessous du toit). La tête des membrures est coupée en biais, avec un angle égal à la pente du toit. Deux moises, pièces de même largeur que les membrures, de 330mm de long (coupées en biais comme les membrures), sont fixées de part et d’autre de la tête de membrure pour recevoir par la suite les “chevrons” de débord de toit. (voir “panneau se toit”)

La lisse basse, les traverses et les raidisseurs de membrures sont identiques à celle d’un mur de pignon.
Une lisse verticale de 200mm de largeur est placée exactement à la même hauteur que celle d’un mur de pignon et reçoit une lisse haute horizontale de corniche de 50mm de largeur, qui déborde de 25mm pour servir d’appui éventuel aux solives de plancher. En effet, quand on a le choix, on préfèrera placer les solives perpendiculairement aux murs de pignon car sa corniche est en encastrement entre deux panneaux de murs superposés.

La lisse haute verticale de 150mm de largeur a son champ supérieur coupé en biais à l’angle de la pente du toit et reçoit latéralement une lisse haute inclinée de50mm de large. En fait ces 2 pièces sont proviennent d’une seule pièce de 200mm de large refendue (planche coupée dans le sens de sa longueur) en biais sur toute sa longueur à 50mm d’un bord
Les contreventements entre deux membrures sont réalisés en deux pièces. La pièce du bas est la même que pour les murs de pignons. Elle est prolongée par un pièce de 100mm de large qui parte en biais opposé à la première, se fixer sur la lisse haute verticale.

Les traverses horizontales et les raidisseurs de membrures sont les mêmes que pour les murs standards. Mais au niveau supérieur du panneau au dessus du plancher (blochet), la traverse inférieure est de 100mm de largeur, sa face inférieure est à 150mm du dessus de la corniche. Dans le cas où les solives sont parallèles à ce mur, elle est doublée sur sa partie inférieure interne d’une pièce de 50mm de largeur qui est en corniche pour recevoir les lames de parquet ou de plancher. Dans le cas contraire, elle sert à fixer les solives de plancher pour éviter leur basculement.

Remarque 1 : si le panneau de façade est trop haut (hauteur supérieure à 5m), on peut le réaliser en deux pièces, et construire un panneau standard en partie inférieure.

Remarque 2 : pour que les panneaux puissent s’assembler dans les angles, les extrémités de corniches doivent être recoupée en biais à 45° sur 25mm de long.

 

3 –panneau de pignon de toiture en trapèze
C’est un mur porteur qui reçoit les pannes de toiture (grosses poutres qui vont d’un mur porteur à l’autre et reçoivent perpendiculairement les chevrons espacés de 0.50m, qui reçoivent eux-mêmes les liteaux de couverture).

La lisse basse est composée de deux pièces horizontales disposées de la même façon que les lisses hautes horizontales des panneaux standard, auxquelles elles se superposent exactement. La lisse basse verticale, d’une largeur de 100mm est fixée en cornière sur la lisse horizontale intérieure. Elle assure une liaison forte des membrures et des contreventements sur la lisse basse horizontale.

L’espace qui restent entre le dessus de cette lisse basse verticale et le dessous de la traverse horizontale basse permet le passage des gaines électriques et canalisations des mur au plafond et une meilleure continuité de l’isolation mur / plafond

fig. 3 – détail des liaisons de pannes

sur mur pignon

toiture-detail-s-jonction-de-pannes-1-10.pdf

 

 

fig. 4 – débord d’égout de toiture


toiture-debord-de-rive-1-5.pdf

Les membrures ont une longueur variable. Dans le cas d’une pente de toit de 22.5°, la différence de longueur entre une membrure et la suivante est de 414.2mm. Deux moises (pièces de même largeur que les membrures, de 330mm de long) sont fixées de part et d’autre de la tête de membrure pour recevoir par la suite les “pannes” de toiture. Elles dépassent la tête de membrures de 100mm

La lisse haute verticale est constituée d’une pièce de 150mm de largeur sur laquelle est fixée une pièce de 50mm de large fixée en corniche, affleurant à l’arase supérieur des membrures. (voir astuce §3 – toiture)

Les dispositifs de contreventement et de raidisseurs de membrures sont identiques aux panneaux de façades. Les traverses horizontales au dessus du linteau sont placées de la même façon que pour les traverses de blochet des murs de façade.

details-toiture-1.jpg

détails de débords de toiture

 

4- mur de pignon de toiture en triangle
C’est un mur identique au mur de pignon de toiture en trapèze, sauf que ses membrures forment un triangle dont la pointe reçoit la panne faîtière. Il peut être ou non symétrique.

La lisse haute est en deux parties inclinées chacune selon les pentes du toit, qui viennent se rejoindre dans l’axe de la membrure la plus haute.

Panneaux de toiture

8 juin 2007 at 2:21 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

A cause de l’épaisseur des débords latéraux de toiture, il est préférable de réaliser les chevrons de toiture par un assemblage en Té de deux pièces de 75mm de large : une pièce filante à plat dans le sens de la pente du toit, du faîtage jusqu’à l’égout de toit, et une série (selon le nombre de modules) de raidisseurs verticaux de 75mm de largeur, coupés en biais à 22.5°, longueur 915mm, venant s’insérer entre les pannes. Le raidisseur du bas est remplacé par une pièce de 125mm de hauteur, allongée pour assurer le débordement d’égout de toiture. Cette pièce s’emboîte entre les moises des membrures (voir chevrons d’égout des panneaux de façade). Dans le cas d’auvent en façade, ces pièces se prolongent jusqu’à la poutre basse de l’auvent.

Ces chevrons sont espacés tous les 500mm. Le chevron de rive (pièce longitudinale en bordure de toiture), comporte une pièce à plat filante de 75mm comme les autres chevrons, mais les raidisseurs sont remplacés par une seule pièce filante de 175mm de large qui comporte une rainure coté intérieur en bas pour recevoir les lames de lambris de sous toiture de rive. Cette pièce est vissée sur l’extrémité des pièces de débord de pannes par des vis 5 x 70. (pour plus de détails, voir les dessins d’exécution).

Si la longueur des chevrons est supérieure à 5m, les réaliser en deux pièces. Faire la jonction sur une panne. Dans ce cas, les pièces verticales de bandeau de toiture de 175mm doivent être assemblées à sifflet oblique (mode jonction de deux planches bout à bout) pour une meilleure étanchéité et une meilleure esthétique.

Il est possible de pré fabriquer en atelier ou au sol des panneaux de toiture composés de chevrons et de liteaux à tuiles avec un film pare pluie. Il faut prévoir un système de bavette pour que la laie du film pare pluie du panneau supérieur recouvre celle du panneau inférieur sur 10 à 20cm environ. Un joint d’étanchéité (mastic acrylique) est alors nécessaire longitudinalement entre deux panneaux.

Plancher

8 juin 2007 at 2:19 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

fig. 5 détail de bas de panneau d’étage et plancher

(coupe verticale)

jonction-plancher-mur-1-10.pdf

Les solives sont constituées de deux pièces doublées de 200mm de large pour les portées (distance entre les deux appuis des extrémités) jusqu’à 4m. Elles comportent un talon (pièce horizontale fixées sous les solives) de 125mm de large. Vissé solidement sous les solives, ce talon permet d’augmenter leur résistance à la flexion (déformation d’une poutre soumise à une charge verticale). La face inférieure de ce talon est au niveau du dessous des corniches. Pour cacher les vis, dans le cas où il doit rester apparent, on fixera une planche de 15mm d’épaisseur et de 100mm de large sur le talon en le vissant par le dessus du talon.

Les solives sont espacées de 500mm (2 par module de 1m). Elles sont fixées par en dessous par une vis 5×50 verticale traversant la corniche. Une vis 5 x 70 horizontale passant à travers la traverse verticale basse du niveau supérieur empêche le basculement des solives. Le plancher fixé sur la face supérieur des solives assure le raidissement en milieu de portée (limite le risque de vrille des solives).

Le débordement de talon permet de recevoir un parement de plafond entre solives en placo de 400mm de largeur (1/3 de plaque) pour des solives espacées de 500mm.

Il peut également recevoir des voutins en placo plâtré avec des solives espacées d’environ 600mm (maxi). Recalculer les espacements de solives pour avoir des espaces égaux entre talons et entre talon / corniches.

Le parement de plafond en placo, triply, lambris ou plâtre, peut également être fixé sous les talons de solives et les corniches, pour obtenir un plafond conventionnel sans solives apparentes.

Pour éviter que les murs ne s’écartent il est important de réaliser une forte liaison entre la solive centrale et la membrure correspondante à l’aide de deux équerres boulonnées par des boulons de 10mm, l’un sur l’extrémité de la solive, l’autre sur la membrure.

Pour améliorer le confort acoustique et thermique, il est recommandé de remplir le plancher d’un matériau isolant, et de placer une semelle de résilience en liège de 5mm mini entre plancher et solives.

Renforts

8 juin 2007 at 2:18 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

Ce sont des pièces qui permettent la jonction entre les panneaux en consolidant l’ensemble.

1- Liaisons solives / membrures.
Le fait de laisser un espace entre les lisses basses horizontales (pour le remplissage de l’isolant) diminue la rigidité longitudinale d’un panneau. Aussi est-il nécessaire de lier les solives aux membrures au moins tous les 2m. Le plancher étant indéformable par les nombreuses liaisons parquets / solives, le raidissement des murs est ainsi correctement assuré.
Au niveau de la toiture ce raidissement est assuré naturellement par les liaisons solives / membrures tous les mètres pour les murs de pignon, et par les liaisons chevrons d’égout / membrures des mur de façade.

2- Chaînage
Pour résister aux très fortes sollicitations supportées par un bâtiment en cas d’ouragan ou de tempête, il est nécessaire de renforcer les liaisons entre panneaux de mur. Au montage, la liaison verticale entre panneaux est assurée par vissage entre les membrures d’extrémité et les profils de liaison (en U entre panneaux d’un même mur, ou en équerre dans les angles).

Au niveau des fondations, si le sol le nécessite (argileux ou sableux), une ceinture en béton armée reliera les plots de fondation. Une maison de planches est beaucoup moins lourde qu’une maison conventionnelle et accepte beaucoup mieux de petites déformations (sans fissures) et nécessite des fondations plus légères. Il est même possible de positionner les panneaux sur des calages et couler ensuite les fondations en dessous des vérins.

Comme pour un bâtiment en briques ou blocs de béton, le renfort des liaisons entre panneaux de murs se fait par un système de chaînage (dispositif prévenant l’écartement de deux murs). Un système de fortes équerres, de tiges filetées et de boulonnage, assure la continuité périphérique des efforts par l’intermédiaire des linteaux de 200mm de large (pour plus de détails, voir les dessins d’exécution).

3- Pièces verticales de liaison entre panneaux

3.1 angles
Ce profil en cornière est constitué d’un pièce de 100mm de large solidement vissée perpendiculairement sur le chant (coté le plus petit d’une planche) d’une pièce de 125mm. Les membrures des deux panneaux d’angle sont solidement vissées sur ce profil. Si possible, le profil doit être constitué de deux pièces sur toute leur longueur. Sinon il faut croiser les jonctions de chaque pièce, et veiller à ce qu’aucune ne corresponde à la ligne de jonction où deux panneaux de pignon sont superposés.

3.2 – assemblage de deux panneaux de façade ou de pignon

détail de jonction de panneaux par U de liaison

jonction-panneaux-u-angle-1-5.pdf

Ce profil en U est constitué de deux pièces de 125mm de large, vissées de part et d’autre des chants d’une pièce de 150mm de large. Mêmes remarques pour les jonctions que pour les angles.

3.3. – jonction latérale par une planche verticale

Quand on veut éviter de mettre un mur de refend en mur de pignon, on peut remplacer le profil en U par une pièce de 175mm de large. Mêmes remarques pour sa jonction que pour les angles.

Attention : dans ce cas, on aurait normalement deux solives de plancher et deux pannes de toiture au niveau de la jonction. On peut choisir de répartir différemment les solives sur toute la longueur du mur pignon, mais l’entr’axe (distance entre l’axe d’une pièce à la même pièce suivante) entre solives sera modifié (construction hors module). Les deux pannes de toiture correspondantes aux deux membrures de jonction sont constituées de seulement deux pièces jumelées. Une pièce supplémentaire de jonction de 125mm de large est fixée entre les deux solives. Les chevrons des panneaux de toiture se raccordent sur l’axe de cette pièce.


Toiture

8 juin 2007 at 2:20 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

Toiture

fig. 1 – détails du débord de toit

toiture-debord-de-rive-1-5.pdf

Comme les solives, les pannes sont constituées de trois pièces de 200mm de hauteur, vissées entre elles, et décalées en escalier pour suivre la pente du toit. Pour une pente de 22.5° et des pièces de 25mm d’épaisseur, le décalage de hauteur est 10.35mm.

Astuce : on peut faire un petit gabarit en bois ou en fer, avec ce décalage en escalier, pour ramener avec un serre-joint les trois pièces au bon décalage au fur et à mesure du vissage pour les jumeler. Les pannes sont jumelées par des vis 5×70.

Les deux pièces externes ont une longueur correspondant au module (par exemple 4025mm pour un panneau 4 modules). La 3ème pièce, entre les deux, mesure un module de moins (3025mm dans cet exemple) et est placée dans l’axe de la solive. Ceci permet d’insérer à chaque extrémité des pannes une pièce de liaison pour assurer la continuité de solives au niveau d’un mur de refend (mur porteur intérieur). Sur les murs de pignon extérieurs, les pièces de liaison dépassent à l’extérieur pour assurer un débord de toiture qui peut aller jusqu’à 0.50m afin d’assurer une plus grande protection des murs contre les pluies battantes. Pour que ce débord de toit n’ait pas un aspect trop épais, les pièces de liaison ont une hauteur de 125mm. La différence de hauteur entre pannes et pièces de liaison est de 75mm. Cet écart impose de fixer les lisses hautes des panneaux de pignon à environ 75mm en dessous des extrémités hautes des membrures pour que le dessous des pannes s’appuie sur le dessus des pièces de corniches. En fait, l’appui des pannes doit se faire impérativement sur la tête des membrures, ce qui suppose un petit jeu fonctionnel (espace) entre corniche et pannes.

Même chose pour la lisse haute à corniche des panneaux de façades.

Astuce : la réalisation d’une petite panne de 300mm de long avec a ses deux extrémités les pièces de jonctions, permet de positionner les lisses hautes verticale à corniche avec le jeu fonctionnel.

 

Pour le débord d’égout, se sont les raidisseurs de chevron de 125mm de large qui dépassent en porte-à-faux (partie d’un ouvrage qui dépasse de son point d’appui). Comme il y en a un tout les 500mm, il y en a un sur deux qui ne repose pas sur une membrure mais sur une lisse horizontale extérieure de 125mm de large intégrée dans le haut du bardage ou parement extérieur.

Dimensions des pièces de bois

6 juin 2007 at 2:58 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

Calculs de dimensionnements

 

1- Panneau standard : hauteur sous plafond de 2.40m, avec une dalle au sol de 50mm d’épaisseur, dont la face inférieure est au niveau de la face inférieure de la lisse basse.

Calcul des longueurs des pièces horizontales

distance modulaire entre membrure

1000

longueur lisses et traverses :

pour panneau 2 modules

pour panneau 3 modules

pour panneau 4 modules

 

2025

3025

4025

 

Calcul de la longueur des raidisseurs verticaux de membrure pour un panneau standard (mm)

hauteur des membrures

2400

épaisseur des deux lisses basses et hautes

50

hauteur totale du panneau

2450

hauteur lisse basse verticale

150

hauteur linteau

200

distance entre lisse basse et linteau : 2425 – (150 + 200) = 2075

2075

nombre de traverses horizontales

2

hauteur des traverses

75

hauteur totale des traverses

375

longueur totale des raidisseurs de membrures : 2075 – 150 =1925

1925

longueur d’un raidisseur : 1925 / 3 = 641.66

641

 

Pour une hauteur sous plafond de plus 100mm (2.50m), rajouter 33.3mm =

608

 

2 – Calcul des hauteurs des membrures de pignon

Calcul avec des membrures de façade de 3.50m de hauteur (mm)

hauteur au point du biais haut des membrures de façade

3500

différence hauteur entre deux membrures d’angle : (25 + 25) x tangente 22.5°=21

21

hauteur de la membrure 1 (la plus courte du pignon)

3521

différence hauteur entre deux membrures de pignon : 1000 x tangente 22.5°= 414.2

 

hauteur membrure 2

3935.2

hauteur membrure 3

4349.4

hauteur membrure 4

4763.6

hauteur membrure 5

5177.8

Pour une hauteur de façade différente de 3500mm, ajouter ou retrancher la différence.

Attention : si le pignon est réalisé en deux panneaux superposés (1 panneau standard + 1 panneau de pignon), déduire de ces valeurs la hauteur des membrures du panneau standard +deux fois l’épaisseur (50mm) des lisses de jonction horizontale des panneaux.

Exemple pour membrure de 2.40m : membrure 1de pignon = 3521 – 2400 – 50 = 1071mm

 

3 – Pignon

Calcul des longueurs avec angle de toit 22.5

longueur de l’arbalétrier ° (longueur totale, avant coupe biaise à 22.5°) :

pour panneau 2 modules

pour panneau 3 modules

pour panneau 4 modules

 

2253

3337

4419

 


Annexe 4

Liste des pièces

6 juin 2007 at 2:47 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

Nomenclature des pièces (dimensions en mm)

Désignation

Largeur

Observations

membrure

150

porteur vertical

lisse basse horizontale

à vérins

150

appui de membrure sur la lisse basse

lisse basse horizontale

de panneau supérieur

50

50

lisse basse extérieure

lisse basse intérieure – espace entre les deux :50mm

lisse basse verticale de panneau bas

150

liaison membrure / lisse basse

lisse basse verticale de panneau supérieur

100

 

raidisseur vertical de membrure

75

anti-flambement des membrures

raidisseur vertical de membrure latérale

50

même usage mais sur les 2 membrures latérales

traverse horizontale

75

anti-flambement des contreventements

traverse horizontale basse

de panneau supérieur

100

 

lierne à plancher

37.5

uniquement sur les panneaux qui ne reçoivent pas les solives, mais reçoivent le plancher (fig. 5)

lisse haute verticale de linteau

200

liaison membrure /solives

lisse haute horizontale extérieure

50

 

lisse haute horizontale intérieure en corniche

100

supporte les solives

déborde intérieurement du panneau de 25mm

solive

200

jumelées par 2 – entr’axe 500mm à 600mm

talon de solive

125

permet de porter des bandes de placo de 400mm de large entre solives ou les voutins

panne

200

entr’axe 1000mm – jumelées par 3

lisse haute de façade

150

coupe biaise à 22.5°

corniche lisse haute façade

50

coupe biaise à 22.5

arbalétrier

200

assure la liaison membrure / contreventement

corniche d’arbalétrier

50

permet de fixer le lambris en sous-toiture

raidisseur de chevron de débord d’égout de toit

125

supporte le porte-à-faux de l’avancée de toit

chevron

75

supporte les liteaux à tuiles ou à ardoises

raidisseur de chevron

75

donne au chevron sa résistance à la flexion

bandeau de débord de toit

175

comporte une rainure pour recevoir les lames de lambris de sous toiture de rive

lisse horizontale extérieure d’égout

125

porte un raidisseur de chevrons de débord d’égout de toit sur deux – coupe biaise à 22.5°

pièce d’angle

100

croiser les jonctions avec leurs renforts quand elle est en plusieurs longueurs

renfort d’angle et de U

125

idem

U de jonction de panneaux

150

idem

lisse haute verticale inclinée de pignon

150

 

lisse haute verticale de panneau de façade

150

assure la liaison membrure – contreventement

 


Pourquoi des vis ?

6 juin 2007 at 1:05 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment

Usage des vis à tête fraisée

La maison de planches est assemblée entièrement avec des vis, à l’exclusion des pointes. Les vis ont des résistances plus importantes que les pointes. Il faut environ 3 pointes pour obtenir la même résistance à l’arrachement. Dans les noeuds où les efforts sont importants (contreventement, fermes triangulées), on ne dispose pas assez de place pour mettre le nombre de pointes nécessaire. Enfin, les vis permettent un démontage très facile en cas d’erreur ou de modifications ultérieures.

Désignation des vis

exemple : vis à tête fraisée 5 x 50 cruciforme Pozidriv, ou Torx

1er nombre : 5mm = diamètre nominal du corps de la vis,

2ème nombre : 50mm = longueur totale de la vis, y compris la tête

Tête fraisée : une fois vissée, la vis affleure la surface du bois. Certaines marques proposent des têtes auto-fraiseuses pour que la tête s’enfonce dans la surface du bois sans faire de fraisage conique préalable. Elles sont plus coûteuses et peu utiles pour les bois résineux, sauf dans des nœuds (dans ce cas faire un avant trou avec un forêt auto-fraiseur).

Par contre il existe des vis auto-foreuses plus chères, qui possèdent un filetage spécial pour éviter d’éclater le bois quand elles sont vissées près d’un bord (on peut acheter ¼ des vis en auto-foreuses).

Attention ! Pour les vis de structure, utiliser uniquement des vis partiellement filetées et rejeter les vis à agglo qui nécessitent systématiquement de percer un avant-trou dans la première pièce pour pouvoir la serrer fortement sur une autre pièce (l’économie ne compense pas le travail supplémentaire que cela occasionne).

Choisir des vis cadmiées cruciformes (plus économiques) ou Torx (empreinte hexagonale) pour avoir un meilleur entraînement de la vis sur l’embout de visseuse (on peut visser et dévisser plusieurs fois la même vis sans abîmer sa tête).

Dans les deux cas, mais surtout pour les vis cruciformes Pozidriv, acheter des embouts de vissage de très bonne qualité (type Facom) qui s’usent très peu, ne déforment pas les empreintes des vis, et assurent un vissage très fort (l’embout ne sort pas facilement de l’empreinte).

L’achat des vis est un budget important (environ 25 000 vis pour un bâtiment de 90m2). Il est avantageux de négocier avec un grossiste l’ensemble des fournitures. On peut négocier en même temps l’achat des tiges filetées, rondelles et écrous pour les vérins, ainsi que le équerres et les boulons pour le chaînage.

Choisir une visseuse sans fil de bonne qualité, et une perceuse à fil avec un fort couple pour économiser les batteries de visseuse quand on pré fabrique les panneaux, par exemple. Disposer d’une perceuse de faible qualité (visseuse à 15€ !) qui reste équipée en permanence du forêt auto-fraiseur de 4mm de diamètre pour les vis de 5.

Vis de structure

Quantité pour 90m²

Utilisation

5 x50

8 000

pour les liaisons fortes (résistance env. 200kg par vis) :

raidisseur, traverse et lisse basse verticale sur membrure

contreventement sur lisse basse et sur linteau

talons sur solives, solives sur corniche

jumelage des solives et de pannes

5 x70

1 000

liaisons en bois de bout (dans le sens des fibres du bois) :

lisses horizontales sur membrures.

jumelage de la 3ème panne quand on le fait à partir de la 1ère.

4 x 45

5 000

vis tout usage pour fixer du 25mm quand les efforts sont faibles

liteaux sur chevrons

4,5 x 60 ou

4 x 60

1 000

vis tout usage pour fixer du 25mm dans du bois de bout

tuiles de rives et faîtières sur liteaux

3,5 x 30

4 000

pour fixer du bardage d’épaisseur 15mm

tasseau à bardage extérieur sur membrure

bardage quand les vis ne sont pas apparentes

vis à bardage

3 x30 inox

1 000

à 1 500

bardage et pare closes extérieures à vis apparentes.

(prévoir l’achat en 2 fois pour évaluer le 2ème à partir du 1er)

Autre vis

Usage : fixation des charnières, loquets, équerres, etc, disposer de 200 vis mini pour chaque type :

4 x 30 4 x 25 4 x 20 4 x 15 3,5 x 30 3,5 x 25 3,5 x 15 3 x 20 3 x 15

 

 

Pourquoi des capteurs solaires thermiques autoconstruits ?

5 juin 2007 at 3:35 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment

Intégrer des capteurs solaires verticaux dans une façade sud est le meilleur moyen pour chauffer une maison avec le soleil, en complément des apports passifs. Associés avec des murs chauffants à l’intérieur de la maison, ils permettent de stocker de la chaleur pour la restituer pendant la nuit. Cela évite de mettre en route le chauffage le soir pour compenser les déperditions nocturnes.

Malheureusement on trouve très difficilement des capteurs solaires fabriqués sur mesure, pour s’adapter aux surfaces disponibles entre les ouvrants des murs sud d’une maison. Il est difficile, et souvent assez inesthétique, d’intégrer des capteurs du commerce.

Les capteurs que nous avons construits et expérimentés pour notre maison sont relativement faciles à réaliser en auto construction, et très économiques.

Voici les raisons qui ont fondées notre de choix d’auto construire nos capteurs :

Les capteurs du commerce :

1- Ils ont des dimensions standard, généralement proches du carré. Il est très difficile de les intégrer en façade, surtout en façade sud qui est la façade privilégiée de la maison. Pour obtenir une surface d’environ 15m2, il faut placer plusieurs capteurs l’un sur l’autre, et côte à côte.

Cet assemblage augmente les difficultés de raccordement des capteurs entre eux, et surtout les problèmes d’étanchéité.

2- Ils sont construits pour fonctionner avec un circulateur (pompe électrique) commandé par un boîtier électronique. Tout ce qui est électronique met l’utilisateur dans une forme de dépendance puisqu’il est dans l’impossibilité de réparer lui-même son installation. Les collecteurs horizontaux, sont de trop faible section pour permettre un fonctionnement en thermo circulation.

3- Ils sont coûteux, et disposent en général d’une isolation arrière de faible épaisseur.

Les capteurs solaires fabriqués par l’auto constructeur :

1- Ils ont un rendement légèrement inférieur. Nous ne disposons pas de comparaison chiffrée, mais les résultats obtenus avec nos capteurs montre que cette différence ne dépasse pas 10%.

2- Les matériaux de base sont facilement disponibles :

- bois massif et vitre pour les châssis,

- tubes de cuivre et tôle ondulée pour les insolateurs.

Le coût des matériaux correspond à environ 1/5 du coût d’un capteur du commerce.

3- Leur construction est relativement facile, à la portée d’un bricoleur soigneux,

4- Leur entretien est facile puisqu’ils ne comportent pas d’électronique, ni pompe de circulation.

5- Même sans la prime accordée par l’Etat pour les seuls capteurs du commerce, fabriquer ses capteurs soi même reste plus avantageux (voir tableau « coût comparatif »).


 

Capteurs auto construits en toiture (1987)
Grace à des amis de Montpellier, nous avons pu réaliser un premier test en 1987 sur l’extension en ossature bois de leur maison.

 

 

 

 

molenat-ext.jpg

vue extérieure

 

molenat-int.jpg

vue intérieure (construction)

 

molenat-plafond.jpg

vue intérieure

Position des capteurs solaires

Pour une utilisation mixte des capteurs (chauffage de l’habitat et de l’eau chaude), il est intéressant de les placer verticalement et plein sud. De cette façon on dispose d’un bon angle d’incidence des rayons du soleil en hiver par rapport à la surface du capteur. En été le grand angle d’incidence permet de limiter les risques de surchauffes, la surface des capteurs étant alors suffisante pour le seul chauffage de l’eau.

D’ailleurs ce n’est pas le rendement absolu du capteur (maximum de puissance captée par m² affiché par les constructeurs) qui est important, mais le nombre de kWh captés par € investi. Par exemple, un capteur du marché, de 2m² avec un rendement de 85%, aux normes en vigueur en France pour obtenir la subvention coûte au minimum 700€ (fourniture seule).

L’auto construction permet de les placer verticalement en augmentant légèrement leur surface, sans générer de surcoût important. Leur intégration architecture en est grandement facilitée, et leur isolation participe ainsi à celle de la maison.

Les capteurs auto construits sont composés de deux tubes bas et haut horizontaux en cuivre de gros diamètre, reliés de nombreux tubes verticaux en cuivre de petit diamètre. Une tôle est fixée derrière les tubes verticaux, et le tout est peint en noir avec de la peinture pour insert (voir fiche « peintures à faire soi-même »). Les capteurs sont recouverts d’une vitre simple, fixée sur un châssis en bois. L’isolation est constituée par des plaques d’isolant revêtus d’un film réflecteur (type papier alu Albal) séparés par des lames d’air.

 

 

 

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