Maison solaire à ossature de planches
8 juin 2007 at 2:23 | In 1- Maison ossature bois | Leave a Comment
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Vue du plafond en voutins de plâtre
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Pourquoi le bois de coffrage ?
Le bois est produit par la photo synthèse. Il stocke le gaz carbonique (CO², dioxyde de carbone) de l’atmosphère, principal responsable de l’effet de serre. Utiliser le bois dans la construction est un puissant moyen d’agir sur l’effet de serre.
Il est produit localement, la France possède le première forêt d’Europe. Son coût énergétique est 3 fois moindre que les matériaux de construction conventionnels. L’énergie consommée pour la construction d’une maison est donc minimum quand on utilise du bois ou d’autres produits végétaux bruts.
Il peut facilement être usiné localement, avec des moyen industriels peu couteux. Dans notre cas, le bois provient d’une petite scierie locale et est séché dans un hangar à proximité de l’atelier. Grâce à la faible épaisseur du bois de coffrage (27mm) il est sec en 2 ou 3 mois. Ensuite il est scié en largeur et raboté avec des machines à bois alimentée en électricité produite par des capteurs solaires photo-voltaïque placés sur le toit de l’atelier.
Les copeaux, sous produit de l’usinage du bois, sont récupérés pour l’isolation.
Le risque d’incendie est un des facteurs psychologique qui fait obstacle au choix des maisons à ossature bois. Pourtant au Canada la plupart des maisons sont construites en bois. En France des assureurs (Maif) pratiquent les mêmes tarifs que pour une maison “en dur”.
Incendie et l’auto construction
Les risques d’incendie sont inhérents à tous les bâtiments. Les normes n’empêchent pas l’incendie, mais retardent sa propagation pour donner aux habitants le temps d’évacuer le bâtiment.
Dans une logique économique et de respect de la Création, le procédé de construction proposé dans ce document est à l’usage du seul autoconstructeur, car l’épaisseur des pièces en planches de 25mm est inférieure à la norme de construction (35mm) imposée aux ossatures bois et aux charpentes. Cette norme est exigée pour des raisons de sécurité en cas d’incendie (délais d’effondrement). Dans ce procédé, le remplissage de toute l’épaisseur de l’ossature par un isolant compact crée un obstacle très important à la propagation des flammes. Il est évident qu’une telle ossature prendra beaucoup plus de temps à s’effondrer qu’une charpente d’un bâtiment en “dur” avec fermettes de 40mm d’épaisseur qui s’effondre en 15 à 20mn maximum. Les solives et pannes constituées de planches jumelées rentrent dans la catégorie des charpentes en bois massif (épaisseur >35mm).
L’utilisation des copeaux remplace les isolants de synthèse qui produisent par leur combustion des fumées très toxiques. Ce sont ces fumées qui obligent à évacuer un bâtiment bien avant qu’il ne menace de s’effondrer.
Les calculs de résistance des matériaux montre que l’épaisseur de 25mm est compensée par les largeurs des pièces (poteaux de 150mm) et les pièces de raidissement des poteaux. Les sections sont capables de supporter les charges permanentes dues au poids propre de la construction, les charges d’exploitation dues à l’usage du bâtiment et les charges variables dues aux effets combinés du vent et de la neige.
Nous avons fait le choix de remettre en cause les normes, les habitudes ou les légendes qui circulent, pour en vérifier le bien fondé.
Ainsi, pour rester dans la logique économique et de respect de la Création, l’auto constructeur peut utiliser du copeau de rabotage des planches traité ou non au sel de bore pour remplir l’ossature. Des expériences calorimétriques effectuées par les auteurs montrent que ce matériau gratuit a des performances d’isolation inférieure de 15% seulement à celles du liège ou du polystyrène. (voir document “matériaux de construction pour le respect de la Création “)
Construction modulaire
Module : unité de mesure de référence qui permet de positionner toutes les pièces porteuses (membrures, solives et pannes) les unes par rapport aux autres.
Dans le système constructif présenté, le module est de 1 mètre, soit une membrure (pièce verticale porteuse faisant office de poteau) tout les mètres.
L’épaisseur standard des pièces est de 25mm (planches de coffrage de 27mm rabotées)
Les longueurs de toutes les pièces horizontales sont donc de 2025, 3025, 4025 ou 5025mm selon le nombre de modules choisi. Il est possible de concevoir des panneaux hors module, mais les répercussions posent beaucoup de problèmes.
Par contre, il n’y a pas de contrainte de dimensionnement pour les hauteurs.
La largeur standard des membrures est de 150mm, soit une épaisseur d’isolation du panneau de 175mm, ce qui constitue une isolation de très haute qualité.
La pente de toit de préférentielle est de 22.5°. Elle correspond à un des angles de calage préréglés sur une scie radiale à onglet (45°/2), soit une pente de 41cm par mètre. Pour une toiture recevant des panneaux solaires photovoltaïques dans le midi de la France cette pente sera de 30° (57.7cm/m)
Remarque 1 : il est possible d’utiliser des planches non rabotées. La résistance du bâtiment en est améliorée, mais la construction est plus délicate, car les mesures sont moins précises. Les erreurs de positionnement des membrures entraînent des risques d’impossibilité de faire rentrer les chevrons ou les panneaux de toiture entre les solives.
Par contre il est vraiment avantageux de calibrer précisément les pièces en largeur à la raboteuse, pour avoir des largeurs précises à +ou- 0.25mm près.
Remarque 2 : il est possible d’utiliser un module de 600mm (avec entr’axe solives à 1.20m) afin d’optimiser l’usage desplaques de triply, de placo ou film pare pluie (largeur 1.20m). Mais les section des solives et des pannes doivent être recalculer, car leur charges sont augmentées.
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Prix du bois (ttc, sur place en scierie, à titre indicatif 2006) |
Prix au m3 |
Prix au m2 |
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- bois de coffrage tout venant (différentes largeurs) – épaisseur 27mm
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177€/m3
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4.77€/m2
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- bois de coffrage calibré à 200 mm de large
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202€/m3
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5.45€/m2
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- bois de charpente pin Douglas
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270€/m3
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7.30€/m2 |
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- volige différentes largeurs – épaisseur 18 mm
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188€/m3
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3.38€/m2 |
Parmi toutes les informations qui circulent dans la presse, sur internet ou par le bouche à oreille, il est souvent très difficile de savoir si une solution proposée est réellement valable et fiable.
Pour valider ces informations :
- rencontrer trois personnes qui les ont réalisées ou mis en œuvre. On dispose ainsi d’un “trépied” qui est assurance de fiabilité.
- disposer d’une étude qui détaille précisément les avantages et surtout les inconvénients
- disposer d’une liste des erreurs qui ont été commises et des propositions pour y remédier.
Document de travail en cours de rédaction. Merci de nous faire parvenir tes remarques, critiques ou témoignages.
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