Pourquoi des capteurs solaires thermiques autoconstruits ?

5 juin 2007 at 3:35 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment

Intégrer des capteurs solaires verticaux dans une façade sud est le meilleur moyen pour chauffer une maison avec le soleil, en complément des apports passifs. Associés avec des murs chauffants à l’intérieur de la maison, ils permettent de stocker de la chaleur pour la restituer pendant la nuit. Cela évite de mettre en route le chauffage le soir pour compenser les déperditions nocturnes.

Malheureusement on trouve très difficilement des capteurs solaires fabriqués sur mesure, pour s’adapter aux surfaces disponibles entre les ouvrants des murs sud d’une maison. Il est difficile, et souvent assez inesthétique, d’intégrer des capteurs du commerce.

Les capteurs que nous avons construits et expérimentés pour notre maison sont relativement faciles à réaliser en auto construction, et très économiques.

Voici les raisons qui ont fondées notre de choix d’auto construire nos capteurs :

Les capteurs du commerce :

1- Ils ont des dimensions standard, généralement proches du carré. Il est très difficile de les intégrer en façade, surtout en façade sud qui est la façade privilégiée de la maison. Pour obtenir une surface d’environ 15m2, il faut placer plusieurs capteurs l’un sur l’autre, et côte à côte.

Cet assemblage augmente les difficultés de raccordement des capteurs entre eux, et surtout les problèmes d’étanchéité.

2- Ils sont construits pour fonctionner avec un circulateur (pompe électrique) commandé par un boîtier électronique. Tout ce qui est électronique met l’utilisateur dans une forme de dépendance puisqu’il est dans l’impossibilité de réparer lui-même son installation. Les collecteurs horizontaux, sont de trop faible section pour permettre un fonctionnement en thermo circulation.

3- Ils sont coûteux, et disposent en général d’une isolation arrière de faible épaisseur.

Les capteurs solaires fabriqués par l’auto constructeur :

1- Ils ont un rendement légèrement inférieur. Nous ne disposons pas de comparaison chiffrée, mais les résultats obtenus avec nos capteurs montre que cette différence ne dépasse pas 10%.

2- Les matériaux de base sont facilement disponibles :

- bois massif et vitre pour les châssis,

- tubes de cuivre et tôle ondulée pour les insolateurs.

Le coût des matériaux correspond à environ 1/5 du coût d’un capteur du commerce.

3- Leur construction est relativement facile, à la portée d’un bricoleur soigneux,

4- Leur entretien est facile puisqu’ils ne comportent pas d’électronique, ni pompe de circulation.

5- Même sans la prime accordée par l’Etat pour les seuls capteurs du commerce, fabriquer ses capteurs soi même reste plus avantageux (voir tableau « coût comparatif »).


 

Capteurs auto construits en toiture (1987)
Grace à des amis de Montpellier, nous avons pu réaliser un premier test en 1987 sur l’extension en ossature bois de leur maison.

 

 

 

 

molenat-ext.jpg

vue extérieure

 

molenat-int.jpg

vue intérieure (construction)

 

molenat-plafond.jpg

vue intérieure

Position des capteurs solaires

Pour une utilisation mixte des capteurs (chauffage de l’habitat et de l’eau chaude), il est intéressant de les placer verticalement et plein sud. De cette façon on dispose d’un bon angle d’incidence des rayons du soleil en hiver par rapport à la surface du capteur. En été le grand angle d’incidence permet de limiter les risques de surchauffes, la surface des capteurs étant alors suffisante pour le seul chauffage de l’eau.

D’ailleurs ce n’est pas le rendement absolu du capteur (maximum de puissance captée par m² affiché par les constructeurs) qui est important, mais le nombre de kWh captés par € investi. Par exemple, un capteur du marché, de 2m² avec un rendement de 85%, aux normes en vigueur en France pour obtenir la subvention coûte au minimum 700€ (fourniture seule).

L’auto construction permet de les placer verticalement en augmentant légèrement leur surface, sans générer de surcoût important. Leur intégration architecture en est grandement facilitée, et leur isolation participe ainsi à celle de la maison.

Les capteurs auto construits sont composés de deux tubes bas et haut horizontaux en cuivre de gros diamètre, reliés de nombreux tubes verticaux en cuivre de petit diamètre. Une tôle est fixée derrière les tubes verticaux, et le tout est peint en noir avec de la peinture pour insert (voir fiche « peintures à faire soi-même »). Les capteurs sont recouverts d’une vitre simple, fixée sur un châssis en bois. L’isolation est constituée par des plaques d’isolant revêtus d’un film réflecteur (type papier alu Albal) séparés par des lames d’air.

 

 

 

Construction des insolateurs

5 juin 2007 at 2:06 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment

Chaque module d’insolateur comprend :

- un collecteur horizontal bas en cuivre 20/22 ou 26/28

- un collecteur horizontal haut en cuivre 20/22 ou 26/28

- un faisceau de tubes verticaux en cuivre 10/12

- une tôle ondulée peinte en noir ligaturée sur ces tubes avec du fil de cuivre (conducteur électrique1,5 ou 2,5mm2 dénudé). La ligature en cuivre est préférable au fil de fer galvanisé car une éventuelle corrosion entre du cuivre et du fer en contact se porterait sur le fer.

 

1- Construction de l’échangeur en cuivre

Les collecteurs sont reliés entre eux bout à bout par des raccords en laitons brasés sur le tube de cuivre. Quand on peut en trouver, utiliser de préférence un raccord à souder trois pièces à portée sphérique, sinon utiliser un raccord mâle et un raccord femelle à écrou prisonnier avec un joint de fibre pour l’étanchéité.

 

Dans le cas ou l’entr’axe des modules est de 0,50m, la longueur totale du collecteur entre l’extrémité du raccord mâle à un bout et la surface extérieure du joint de fibre à l’autre bout doit être exactement de 0,50m. Sinon en ajoutant les insolateurs bout à bout, ils ne tomberaient plus en face des châssis.

Pour absorber les dilatations l’entrée basse et la sortie haute des insolateurs peuvent être raccordées aux canalisations du réseau par des flexibles de diamètre 26/34 . On peut les remplacer en faisant des boucles àgrand rayon sur les canalisations.

 

L’espacement des tubes verticaux doit correspondre exactement à l’entraxe entre chaque ondulation de la tôle ondulée, qui est normalement de 76mm. Vérifiez bien cet espacement sur vos tôles avant de tracer les perçages : mesurez la distance entre le sommet de la première ondulation et le sommet de la plus éloignée, et divisez cette distance par le nombre d’ondulations.

 

Les tubes verticaux sont « piqués » sur les tubes collecteurs. Pour un meilleur assemblage, utilisez un outil spécial de plombier pour préparer les emboitures de piquage. Sinon percez avec soin un avant-trou de diamètre 5mm pour permettre un bon positionnement des piquages, afin qu’ils soient bien alignés sur le tube collecteur. Puis repercez au diamètre 12mm.

Avant de braser, bien vérifier que les tubes ne rentrent pas à l’intérieur du collecteur. Si vous pouvez disposer de l’outil à réaliser les piquages il est livré avec une pince spéciale. Elle permet de réaliser une ou deux petites bosses proches de l’extrémité du tube afin que ce dernier rentre dans le piquage sans dépasser à l’intérieur du collecteur.

Tous les tubes verticaux doivent être coupés exactement à la même longueur, de façon à obtenir la distance précise d’entr’axe des collecteurs.

Pour faciliter l’opération de brasure, nous avons utilisé un gabarit en bois qui maintenait ensemble fermement tous les tubes verticaux.

Les brasures sont impérativement réalisées en brasure forte (à base de cuivre) pour supporter les efforts dus aux dilatations.

 

2- Préparation des tôles de l’insolateur

Les tôles ondulés sont vendues galvanisées, c’est-à-dire recouvertes d’une couche de zinc pour éviter leur oxydation quand elles sont soumises aux intempéries. Cette couche très brillante contribue à un bon rendement du capteur car elle limite l’émission par rayonnement vers l’arrière du capteur.

Par contre elle pose un gros problème sur sa face avant car le zinc réduit considérablement l’accrochage de la peinture noire mat nécessaire à l’absorption du rayonnement solaire.

Nos expérimentations ont montré que les peintures de sous-couche d’accrochage ne résistaient pas aux hautes températures.

peinture-ecaillee.jpg

décollement de la peinture

 

Pour décaper la couche de zinc voici deux méthodes que nous avons expérimentées avec succès :
1- préparez un gel de décapage avec de l’acide sulfurique délayé avec de la farine jusqu’à obtention d’une pâte.
2- placer un feutre épais de géotextile (type Bidim) imbibé d’une solution d’acide chlorydrique à 50% entre deux tôles
Une légère oxydation de rouille doit apparaitre à la fin de l’un ou l’autre traitement.
Ensuite, dans les deux cas, bien rincer avec une solution de potasse puis à l’eau claire, afin de neutraliser les résidus acides.
Pour éliminer la couche de rouille qui n’adhérrait pas à la tôle, passer un chiffon imbibé d’un dégraissant.

On peut trouver dans le commerce des tôles ondulées galvanisées laquées qui peuvent être repeintes en noir mat sur une face. (Autre fabriquant Arcelo Mittal)


3- Découpe de la tôle

Couper la tôle avec une scie sauteuse équipée d’une lame pour métaux, en position vitesse réduite.
On peut aussi utiliser une disqueuse diamètre 125mm avec un disque à tôle de très faible épaisseur (1,5mm). La découpe est plus rapide mais il faut ensuite passer du temps pour enlever les bavures de découpe.

4- Fixation des tubes sur la tôle

 

 

 

pointage-fixation.jpg

 

 

percage.jpg

Pour chaque ligature, percer deux trous distants de 12mm dans le fond d’une ondulation.

 

ligature.jpg

pose-ligature.jpg

Couper des attaches en fil galvanisé diamètre 1,2mm. Passer une ligature par l’avant.

tension-ligature.jpg

 

ligature-finie.jpg

 

Tirer le fil en faisant levier avec la tenaille sur la tôle. Serrer en torsadant. Refaire levier avec la tenaille puis torsader à fond. Vérifier que le tube est bien plaqué sur la tôle, il ne doit y avoir aucun mouvement possible entre le tube et la tôle

5- Peinture de la tôle et des tubes de cuivre
1- utiliser une peinture noire mate pour insert du commerce, en deux couches.
2- recette de M. Ménard, droguerie, 4 rue des Halles, Nîmes :
- 200g de noir végétal,
- incorporer de l’huile de lin de bonne qualité jusqu’à obtenir une pâte très épaisse, en malaxant bien,
- laisser reposer 24 heures, puis rajouter :
- 50g de blanc de Meudon (pas trop fin, pour donner du mat à la peinture),
- une cuillère à soupe de siccatif (3% du volume total).
- agiter très énergétiquement avec un malaxeur sur perceuse,
- incorporer de l’huile de lin standolie (huile de lin cuite, très siccative) jusqu’à obtenir une peinture à consistance assez épaisse,
- rajouter 10% d’essence de térébenthine à cette peinture pour la première couche.

Appliquer cette peinture avec un pinceau dans le sens des ondulations, puis finir avec un petit rouleau en laine (dit « patte de lapin ») dans le sens transversal.

 

Remarques :

- Cette peinture prend beaucoup plus de temps à sécher que les peintures du commerce (au moins une semaine). On peut accélérer le séchage en augmentant la dose de siccatif, mais au détriment de la résistance.

- Cette recette est celle qu’utilisaient les artistes qui ont peints les œuvres que nous admirons dans les musées. Sa longévité est excellente (plusieurs siècles..).

- Cette peinture est fabriquée à partir d’ingrédients qui ont été chauffés à haute température (standolie, noir végétal), ou qui peuvent l’être (huile de lin), ou qui ne craignent pas la chaleur (le blanc de Meudon est du calcaire broyé très fin). Elle ne craint pas les surchauffes produites dans un capteur solaire.

- On peut encore trouver ces ingrédients dans des drogueries (M. Ménard, 4 rue des Halles, Nîmes)

 


 


Construction des châssis vitrés en bois

5 juin 2007 at 1:51 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment

 

Le châssis en bois

 

 

1- Choix du bois
Il est important de trouver du bois sec de menuiserie. Pour le chassis, nous avons choisi du pin Douglass. Pour les parecloses, qui sont très exposées aux intempéries, le Douglass convient également mais on peut aussi utiliser du mélèze ou du chataignier.

2- Dimensions

Epaisseur des pièces de structure : rabotées et dégauchies à 25mm

Nomenclature des pièces (dimensions en mm)

Désignation

Largeur

Observations

Membrure verticale

170

Porteur vertical

Lisse basse horizontale

170

Sur toute la largeur du châssis

Lisse haute horizontale

170

Sur toute la largeur du châssis

Traverses horizontales

75

A placer pour fixer le capteur sur un mur existant

 

Epaisseur des parecloses : rabotées et dégauchies à 15mm

Nomenclature des pièces (dimensions en mm)

Désignation

Largeur

Observations

Parecloses latérales et médianes

55

Commencent sous la pareclose horizontale haute

Descendent jusqu’en bas du capteur

Pareclose horizontale haute

55

Fait toute la largeur du capteur

Parecloses horizontales basses et transversales

55

Profil spécial permettant l’évacuation des infiltrations éventuelles

Pareclose latérale d’encadrement

varie

A placer si le capteur jouxte une ouverture

Pareclose haute

varie

A placer pour ajuster la hauteur d’un capteur à insérer dans un mur existant

 

3- Plans de détails de construction

 

Voir capteurs Olivier et Sylvie ROIZES

 

Coupe verticale
capteurs-solaires-verti-1-25.pdf
capteur-solaire-imposte-verti-1-15.pdf

 

 

 

 

 

Coupes horizontales

capteur-solaire-n1-coupe-horiz-inf-1-2.pdf

capteur-solaire-n1-coupe-horiz-sup-1-2.pdf

 

capteur-solaire-coupe-horiz-mur-n1-1-10.pdf

 

capteur-solaire-n3-horiz-1-5.pd

 

capteur-solaire-n2-coupe-horiz-1-10.pdf

Photos des capteurs modulaires de notre maison

 

module-capteur-vertical.jpg

Vue des modulesverticaux

 

collecteur-bas-1.jpg

Détails du collecteur bas et des piquages

 

 

 

Construction des capteurs solaires modulaires

5 juin 2007 at 1:49 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment


Les capteurs solaires sont constitués de deux composants :

- un châssis vitré isolé qui piège l’énergie solaire (lumière visible).

- un insolateur constitué de tubes fixés sur une tôle noire, qui transforme l’énergie solaire reçue en eau chaude.

 

Les capteurs sont construits par assemblage de modules identiques.

Pour diminuer le coût de construction, nous utilisons des matériaux de base du commerce :

- plaques de liège pour l’isolation : dimension 0, 50x 1,00 m

- plaque de tôle ondulées pour l’insolateur : dimension 0,90 x 2,00 m

- tube de cuivre 10/12 recuit pour les tubes de l’insolateur : longueur 5,00m

 

Pour diminuer les chutes sur ces matériaux, les dimensions optima de l’insolateur sont donc :

- largeur de la tôle de l’insolateur : 0,45 m

- largeur de l’isolant : 0,50m

- hauteur des tubes de l’insolateurs : 1,66m – 2,50

- 3,32 ou 5,00m

Plus on s’approche de ces dimensions, moins il y a de chutes, donc moins le capteur coûte cher au m2. Dans le cas d’un projet de construction, nous utilisons un module de 0,50m (entr’axe entre chaque capteur) qui correspond exactement à la moitié du module de l’ossature des maisons de planches.

 

 capteur-solaire-dossature-hor1-5.pdf

coupe horizontale capteurs modulaires module 500mm

 

Nota :

1- l’usage des plaques de liège pour l’isolation ne pose pas de problème de chutes. En effet, toutes les chutes peuvent être broyées avec un broyeur à compost de jardin. Recyclés en granulés de liège en vrac, elles peuvent être utilisées pour isoler le ballon d’eau chaude.

2- Les tubes de cuivre peuvent être manchonnés avec un outil spécial de plombier ou des manchons du commerce, pour réaliser un emboîtement et être rallongés. Mais la petite surépaisseur du manchon nuit au bon contact entre la tôle et le tube. On peut y remédier en partie en plaçant deux ligatures à proximité du manchon, à 10cm de part et d’autre du manchonnage.

 

Fabrication

23 mai 2007 at 2:27 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment

Le châssis en bois

module-capteur-vertical.jpg

Vue des modules verticaux

 

1- Choix du bois

Il est important de trouver du bois sec de menuiserie. Pour le chassis, nous avons choisi du pin Douglass. Pour les parecloses, qui sont très exposées aux intempéries, le Douglass convient également mais on peut aussi utiliser du mélèze ou du châtaignier.

2- Dimensions

Epaisseur des pièces de structure : rabotées et dégauchies à 25mm
Nomenclature des pièces (dimensions en mm)

Désignation

Largeur

Observations

Membrure verticale

170

Porteur vertical

Lisse basse horizontale

170

Sur toute la largeur du châssis

Lisse haute horizontale

170

Sur toute la largeur du châssis

Traverses horizontales

75

A placer pour fixer le capteur sur un mur existant

 

Epaisseur des parecloses : rabotées et dégauchies à 15mm
Nomenclature des pièces (dimensions en mm)

Désignation

Largeur

Observations

Parecloses latérales et médianes

55

Commencent sous la pareclose horizontale haute

Descendent jusqu’en bas du capteur

Pareclose horizontale haute

55

Fait toute la largeur du capteur

Parecloses horizontales basses et transversales

55

Profil spécial permettant l’évacuation des infiltrations éventuelles

Pareclose latérale d’encadrement

varie

A placer si le capteur jouxte une ouverture

Pareclose haute

varie

A placer pour ajuster la hauteur d’un capteur à insérer dans un mur existant

 

3- Plans de détails de construction

 

3- Photos de détails de construction

collecteur-bas-1.jpg

Détails du collecteur et des piquages

 

Le solaire ça marche !

23 mai 2007 at 2:25 | In 3- Capteurs solaires thermiques | Leave a Comment

Le solaire ça marche depuis très longtemps !

Depuis l’invention des jeux olympiques, en 776 avant notre ère, la flamme est toujours allumée par les Dieux : c’est avec une parabole solaire que la flamme est allumée (à signaler que c’est toujours le cas aujourd’hui).
Archimède, environ 250 ans avant notre ère, mit au point des miroirs pour concentrer l’énergie solaire et incendier la flotte romaine qui assiégeait Syracuse.
Héron d’Alexandrie, environ 100 ans avant notre ère, construisit une machine solaire permettant le pompage de l’eau.
Saussure, physicien suisse, inventa au 18ème siècle des capteurs solaires à des fins scientifiques.
Vers la même époque, Lavoisier, chimiste et physicien français, fabriqua un four soIaire pour fondre du platine : ce four chauffait déjà à 1 755° C.
En 1839, Edmond Becquerel, physicien français qui donna son nom à la mesure de la radioactivité, découvre l’effet photovoltaïque qui se développera par la suite surtout dans le domaine de l’espace.
En 1878, Auguste Mouchot créa une machine à vapeur fonctionnant grâce à un miroir parabolique qui lui permit d’actionner une presse d’imprimerie.
En 1900, plus de l600 chauffe-eau fonctionnaient en Californie du Sud.
Au Mexique, de nombreuses maisons “bioclimatiques” utilisant l’énergie solaire fonctionnent depuis le début du siècle.
En 1912, le Nord-américain Schumann a construit en Egypte une station de pompage solaire de l’eau.
En 1953, un four solaire de 75 kW est installé au Mont-Louis dans les Pyrénées. Son successeur, bâti en 1970, permet d’atteindre des températures de 3500 C.

(article tiré du Net, origine inconnue)

Calculs d’ossature

7 mai 2007 at 10:17 | In 2- Techniques de construction | Leave a Comment

Attention ! cet article est en cours d’expérimentation pour que vous puissiez disposer d’outils de calcul adaptés à vos besoins.

1- Calculer les efforts de triangulation dans une ferme
Utilisation d’un tableur

2- Calculer une poutre en bois
Utilisation d’un tableur

Critères de choix des matériaux

7 mai 2007 at 1:07 | In 2- Techniques de construction | Leave a Comment

Choix des matériaux de construction

 

Systèmes incluant le respect

de la Création et des générations futures

1- Fondations

- dés de fondation sous vérins acier galvanisé diamètre 16mm

éventuellement semelle filante en béton armé largeur: 30cm

hors-gel : profondeur sous niveau du terrain après réalisation : 60cm

2- Dalle de rez-de-chaussée

- dalle béton ou de mortier de chaux carrelée ép 6cm en sur un hérisson de pierres rangées d’épaisseur mini 40cm

- film d’étanchéité

→ permet de disposer d’une grande masse thermique (inertie) pour stocker les apports solaires

→ la masse thermique nécessite une isolation périphérique (fer de bêche de 50 cm de haut) par du liège ép100mm

3- Murs

- ossature

- bardage extérieur

- parement intérieur

- bois de coffrage ou pin Douglas tout venant (différentes largeurs)

- bois de coffrage calibré à 200 mm de large

- châtaignier

- volige 17mm brute ou rabotée ou à rainure languette

- Red Cedar

- bois réticulé

- panneau de Triply

→ bois de pays pour éviter les coûts énergétiques du transport

→ traité au sel de bore, traitement préventif appliqué par trempage

- lambris usiné à partir de volige

- lambris 10mm en pin du Nord ou des Landes

- placoplâtre BA13mm

- panneau de Triply

4- Mur chauffants

- maçonnerie lourde avec mortier de chaux aérienne, parcourue par un faisceau de tubes de cuivre verticaux piqués sur des collecteurs bas et hauts et reliés aux capteurs solaires et au générateur d’appoint.

- sable sec entre panneaux de placo BA15

- briques de terre cuite

- terre crue stabilisée (pisé)

5- Charpente

- ossature de planches pin Douglas ou châtaignier

6 -Film pare pluie murs extérieur et sous toiture

- papier renforcé ciré

- film géotextile bituminé

7- Couverture

- tuiles canal sur liteaux et film sous couverture

- ou mieux : tuiles type GPS plein sud

→ évite de maçonner les rives et les faîtages

- larges débords de toit avec gouttières zinc

8- Planchers de l’étage

plancher béton sur voutins de terre cuite

ou plancher sur solives de pin douglas :

- sous-face en plaques de plâtre BA13 ou lambris

- sol : parquet de pin 22mm ou dalle de béton de chanvre carrelé

→ plancher à solives : rempli d’isolation en vrac pour améliorer l’isolation acoustique et thermique


9- Isolation

- des murs extérieurs

des toitures

des conduits de fumée

- copeaux de bois

- ouate de cellulose insufflée ép175mm

- ou panneaux de laine de lin ou de chanvre ép 100mm + 50mm croisés

- ou panneaux de liège ép 100mm + 40mm

● pare vapeur

mêmes isolants mais en 2 couches 100mm croisées, séparées par un vide d’air 20mm,

● pare vapeur : film réfléchissant

→ – matériaux renouvelables,

- pas de produits chimiques toxiques, ni de micro-fibres dans l’air intérieur de la maison

-plâtre et vermiculite

10- Cloisons intérieures

- plaques de plâtre double alvéolées

- plaques de plâtre ou lambris sur ossature bois 50mm avec remplissage liège pour isolation acoustique

11- Menuiseries

extérieures :

intérieures :

- bois massif exotique certifié FSC,

ou mieux pin massif France

ouvrants 46mm – double vitrage 20mm (4 – 12 – 4) ou 24mm

- volets bois massif

portes planes ou mieux à panneaux en sapin massif


12- Plomberie

- canalisations cuivre

→ matériau très facilement recyclable, non issu du pétrole

13- Chauffage

du bâtiment :

de l’eau chaude sanitaire :

● apports solaires passifs :

- par de larges ouvertures au sud,

- stockés dans la masse thermique,

- ouvertures équipées d’occultations isolantes : volets de bois massif avec feuillures

● apports solaires par capteurs pleins sud :

- stockés dans les murs chauffants

- circulation par thermo-syphon sans régulation électronique ni circulateur

- restitution par rayonnement des murs chauffants

● chauffage d’appoint :

- à bois par chaudière, cuisinière à pot bouilleur insert à eau chaude ou poëles

- à défaut : pompe à chaleur ou chaudière à gaz

- ballon massal 300litres à échangeur sur le circuit de chauffage

- mélangeur thermostaté en sortie du ballon

→ éviter l’eau très chaude dans les tuyaux

14- Revêtements de sol

- carrelages

- plancher bois massif de pays ép 25mm

- parquet ép 22mm

→ matériau renouvelable, pas de colles chimiques toxiques

15-Electricité

- circuits encastrés, en pieuvre uniquement (éviter les circuits à proximité des têtes de lits)

- boîtiers d’appareillage type à “placo”, mais bien étanchéifiés avec du mastic acrylique pour empêcher les poussières de l’isolant d’entrer.

→ diminuer les champs électromagnétiques

→ utiliser des dispositifs limiteurs de champs

→ prévenir le passage des rongeurs dans le bâtiment (aucun espace supérieur à 5mm)

● éventuellement : – production d’électricité par panneaux de cellules photovoltaïques insérés en toiture (angle 30°) et connectés à EDF

→ production directe par l’énergie solaire, double compteurs achat et vente à EDF

- ou installation en 12V, avec équipement pour camping car.

16- Peintures

- peintures à l’eau

- ou mieux, peintures traditionnelles à base d’huile de lin et pigments

→ matériaux renouvelables, pas de solvants chimiques toxiques


Pourquoi la phyto épuration ?

4 mai 2007 at 2:00 | In 8- Phyto épuration | Leave a Comment

Avantages :

1- Evite l’utilisation d’une fosse septique, avec toutes ces contraintes d’entretien et de vidange.
2- Evite les systèmes d’épandage
3- Récupère une partie des eaux usées.
4- Ne génère pas d’odeurs. L’eau de la mare est de qualité de baignade. Les animaux et les oiseaux viennent y boire.
5- Créer un micro climat associé au milieu humide. Attire les grenouilles qui vont efficacement éliminer les moustiques.
6- Créée un cadre décoratif dans le jardin.
7- Permet la culture de prêle et d’ortie (sur les berges des bassins plantés de phragmites) en vue de la fabrication de purins pour le maraîchage bio.
8- Permet de récupérer les phragmites pour un paillage du sol en maraîchage bio, ou pour le compost.
9- Permet de récupérer le compost du bac de répartition pour le verger bio.
10- En auto construction coûte moins cher qu’une installation avec fosse septique.

La phyto épuration de notre maison

4 mai 2007 at 1:45 | In 8- Phyto épuration | Leave a Comment

1- Description de nos équipements

1.1- Notre maison comporte un wc doublement équipé :
-d’une cuvette conventionnelle à chasse d’eau,
- d’une toilette à compost en sec.
1.2- A l’écart de la maison : un futur gite uniquement équipé d’une toilette à compost en sec.
1.3- Dans le jardin : une toilette en sec dans une cabane en bois.

2- Compostage des matières
La cabane de jardin est placée sur une fosse à compost à deux comportements (sans cloison de séparation). Quand un compartiment est rempli, la cabane est déplacée sur l’autre compartiment. Nous sommes deux occupants réguliers et il faut un an environ pour remplir chaque compartiment. Au bout d’un an la partie de la fosse compostée est vidée et le compost obtenu est utilisé aux pieds des arbres fruitiers du verger.
Les toilettes en sec de la maison et du gîte sont vidées dans la fosse de la cabane.

Les visiteurs (personnes âgées, invités non sensibles à nos choix), peuvent utiliser les toilettes conventionnelles.
Quand à nous, nous les utilisons en cas de maladie.

3- Description de notre installation
D’après la nouvelle loi sur l’eau, les eaux vannes (venant des toilettes de la maison) devront nécessairement passer par une fosse septique toutes eaux.
Depuis 2000 nous expérimentons un système de phyto épuration par lits filtrants plantés de roseaux (phragmites).

L’installation est constituée :
3.1- d’un premier bac de filtration aérobique (ou filtration « horizontale »)

lit-filtrant-aerobique1.pdf

Un bac de 5m2 et de 25cm de profondeur, avec un fond plat à très faible pente (1cm par mètre). Ce bassin est rempli de sable de rivière et planté de phragmites.
Les eaux vannes arrivent dans une cuve de répartition occupant toute la longueur du coté supérieur du bassin. Elle comporte deux compartiments (mais sans cloison). Un système manuel d’inversion permet de faire arriver les effluents dans l’un ou l’autre compartiment. Le fond légèrement incliné de la cuve de répartition communique avec le fond du bac de filtration, sur toute la longueur de son coté le plus haut. L’eau chargée des matières solubles traverse horizontalement le sable du bassin jusqu’à un drain placé le long du coté opposé. Ce drain est relié à l’entrée du puisard du bassin anaérobique.
Pour le moment, le système d’inversion du répartiteur n’a pas été utilisé. Il est prévu de le faire quand la quantité de matières solides atteindra le dessous du tube répartiteur. A ce moment là les eaux seront envoyées dans l’autre section du répartiteur, pendant que les matières solides se composteront dans la cuve. Pour améliorer ce compostage, deux tubes très perforés de 50mm de diamètre, avec prise d’air filtrée à l’extérieur de la cuve, traversent la masse en compostage dans toute sa longueur. Pour augmenter la circulation d’air, le tirage naturel de l’air est augmenté par la présence de deux ventilations hautes aux deux extrémités de la canalisation d’égout. La circulation de l’air se fait par différence de pression entre les deux ventilations.
Quand un compartiment est composté, une trappe latérale sur la cuve de répartition permet de récupérer le compost en vue d’un épandage au verger. Le répartiteur permet de renvoyer à nouveau les eaux vannes dans ce compartiment, et ce cycle se répète indéfiniment.
Ce dispositif permet d’éviter l’épandage, en surface du bac de filtration horizontale, des matières fécales en provenance des toilettes conventionnelles (problèmes d’odeur et d’esthétique).

3.2- d’un deuxième bac filtration anaérobique

phytoepuration-mg.pdf

Un bac planté de phragmites de 16m2 et de 80cm de profondeur, comportant un puisard central de 2m3 dans lequel se déversent directement les eaux vannes. Ce bac fonctionne en (ou filtration « verticale »), le niveau de l’eau arrivant à 5cm en dessous des dalles couvrant le puisard. Les eaux traversent les parois perforées du puisard pour être filtrées dans le sable qui l’entoure par les phragmites.

3.3- d’un bassin de finition

phyto-bassin-lagunage.jpg

Dans la masse de sable du deuxième bac, deux drains de 100mm récupèrent les eaux filtrées et les épandent dans la masse de sable du fond de ce deuxième bassin de finition de 16m2 et de 80cm de profondeur, placé dans le prolongement du premier.
Ce bassin comporte une mare centrale plantée de plantes aquatiques : élodée, myriophyllum, nénuphars. Les berges sont plantées de prêle, de joncs et de papyrus.
Naturellement, cette mare a été colonisée par les grenouilles.(voir ausi…)

4- Fonctionnement de la phyto épuration
Pendant les mois d’hiver, de novembre à avril environ (selon la pluviométrie et la chaleur), le trop-plein du bassin est collecté par une canalisation de 40mm vers le verger. Un tuyau d’arrosage permet de répartir l’eau au pied de chaque arbre pour augmenter la réserve hydrique du sol autour des arbres.
Le reste du temps, l’évaporation du bassin et l’évapo-transpiration des phragmites est supérieure à notre consommation d’eau. Par moment nous sommes obligés de rajouter de l’eau pour maintenir le niveau au dessus du seuil critique pour les plantes aquatiques et surtout les poissons rouges.
Un dispositif à flotteur permet une mise à niveau automatique. En période de très forte chaleur et de vent, l’évaporation peut atteindre 4mm par jour, soit près de 130 litres d’eau, alors que notre consommation moyenne journalière est d’environ 50 litres.

5- Détails pratiques
Le sable, les galets des berges, les phragmites et la plupart des plantes aquatiques proviennent du lit du Vidourle, rivière qui traverse notre village.

6- Inconvénients :

1- N’élimine pas les germes pathogènes fécaux avant un an (pas plus que les autres systèmes d’épuration des eaux vannes).

2- Nécessite un entretien des bassins plantés de phragmites (fauchage).

3- Nécessite un entretien du bassin de lagunage (contrôle du développement des plantes aquatiques, curage des boues).

4- Demande un complément d’eau en période chaude (région méditerranéenne) si l’installation est surdimensionnée par rapport au nombre d’occupants, ou si les occupants utilisent des toilettes en sec.

5- Nécessite un terrain avec un léger dénivelé entre chaque bassin.

6- Pour prévenir les risques de noyade de jeunes enfants, entourer le bassin d’une clôture.

 

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